L’investissement consiste à acquérir
des biens immobiliers destinés à être
loués meublés, à usage d’habitation.

Le statut de L.M.P. peut, de prime abord, sembler lourd
à mettre en place, mais il faut considérer
qu’il s’agit d’exercer une réelle
activité professionnelle, qui seule permettra l’accès
à une fiscalité privilégiée.
Ainsi,
il convient de remplir deux conditions :
• inscription au Registre du Commerce
et des Sociétés (entreprise individuelle, SNC
ou SARL de famille),
• réaliser plus de 23.000 €uros TTC de loyers
annuels (ou retirer de l’activité plus de 50
% du revenu global du foyer fiscal)
L’accès au statut est indépendant
du temps que pourrait consacrer l’investisseur à
la gestion de la structure. Il s’agit de respecter les
deux conditions, même si concrètement, dans la
plupart des cas, la gestion de l’investissement immobilier
est sous-traité.
Le lecteur aura déjà noté
que, pour satisfaire à la condition du montant du loyer
à obtenir, l’investissement à réaliser
est important (plus de 400.000 €uros, selon la rentabilité
des biens). Mais, c’est « le prix à payer
» pour accéder à une fiscalité
réellement privilégiée, et jamais
remise en cause, tous gouvernements confondus!
 
Les règles applicables sont celles des Bénéfices
Industriels et Commerciaux (BIC).
On sort donc du cadre des Revenus Fonciers, pour appliquer,
à peu de choses près, une véritable comptabilité
d’engagement d’entreprise. Ainsi, on prend en
compte les créances acquises et les dépenses
engagées ; on prend en charges les dépenses
réelles de l’entreprise (dont les frais d’acquisition)
; on procède à un amortissement des investissements.
On est loin des dispositions du régime
des Revenus Fonciers, où il n’est possible d’imputer
qu’une déduction forfaitaire pour frais au titre
des amortissements et frais de gestion (hors dispositions
« Robien » et autres).
Le premier attrait fiscal consiste en ce
que le déficit fiscal éventuellement généré
est déductible du revenu global. Autrement dit, il
est possible d’imputer sur ses autres revenus le déficit,
d’où, potentiellement, une forte économie
d’impôt sur le revenu.
Le lecteur doit également s’imprégner
du fait que, s’il y a déficit, il n’y a
pas dépréciation de son investissement : ce
sont les règles de détermination du résultat
qui peuvent aboutir à une perte imputable sur les autres
revenus, alors que la même situation, prise en Revenus
Fonciers pourrait faire apparaître un bénéfice.
Une démonstration est
réalisée dans notre rubrique « Simulation
».
Une perte fiscale peut s’accompagner
de la valorisation de votre patrimoine immobilier, et de la
réduction d’impôt sur le revenu.
 
Le second attrait fiscal du régime L.M.P. réside
dans le fait qu’il est possible de revendre les biens
immobiliers, sans taxation des plus-values réalisées.
Pour cela, deux conditions sont
à respecter :
• Les recettes annuelles ne doivent
pas excéder 250.000 €uros TTC
• Exercer l’activité de Loueur en Meublé
Professionnel depuis plus de 5 ans
Il s’agit tout simplement des dispositions
applicables aux plus-values professionnelles des petites entreprises.
Si les conditions ne sont pas respectées, l’investisseur
est assujetti au régime de droit commun des plus et
moins values professionnelles des Bénéfices
Industriels et Commerciaux.
Le lecteur aura noté que l’investissement
immobilier est immobilisé en comptabilité, fait
l’objet d’un amortissement comptable annuel, donc
année après année, la valeur nette comptable
se réduit, alors que très souvent, la valeur
vénale augmente.
La plus-value est calculée par différence
entre le prix de vente et la valeur nette comptable. Si les
conditions d’exonération de la plus-value sont
réunies, l’investisseur aura, en sus de cette
exonération, pu maximiser les charges en constatant
un amortissement.
 
Troisième attrait fiscal, s’agissant d’une
activité professionnelle, certains investisseurs assujettis
à l’I.S.F. peuvent échapper à la
taxation sur le patrimoine contenu dans leur structure L.M.P.
à condition de respecter cumulativement les trois points
suivants :
• Etre inscrit au Registre du Commerce
et des Sociétés en tant que Loueur en Meublé
Professionnel,
• Réaliser des recettes annuelles supérieures
à 23.000 €uros TTC,
• Que les revenus issus de l’activité L.M.P.
représentent plus de 50 % des revenus professionnels
du foyer fiscal.
Nous avons volontairement restreint cette
présentation au niveau des grands principes, afin de
conserver une vision claire des avantages de ces dispositions
fiscales.
Un certain nombre d’autres paramètres
sont à intégrer, tels que les Régimes
sociaux, l’assujettissement éventuel à
la TVA, la Taxe Professionnelle, les droits de succession.
Le lecteur se reportera utilement à
notre rubrique « Questions / Réponses »
pour des informations complémentaires.
Nous estimons que, du fait de l’importance
de l’investissement, de la relative complexité
de la mise en œuvre d’une telle structure, l’investisseur,
pour optimiser sa fiscalité, le développement
de son patrimoine, en sécurité par rapport à
l’administration, doit faire appel à un professionnel
pour l’accompagner dans l’élaboration d’un
montage personnalisé.
Cela doit également faire réfléchir
l’investisseur à ses objectifs patrimoniaux de
moyen et long terme, notamment en matière de succession
et de transmission anticipée de patrimoine ; domaines
où le statut L.M.P offre également des opportunités
intéressantes (SARL de Famille, démembrement
du droit de propriété, etc).
Nous estimons par principe, que l’investisseur
doit se soucier en premier lieu de la qualité de son
investissement immobilier, davantage que la carotte fiscale
liée au montage de l’opération.
C’est pourquoi le lecteur, en consultant
notre rubrique « Nos Partenaires » aura l’assurance
de notre volonté de retenir uniquement des biens immobiliers
de qualité, sur des emplacements de premier choix,
issus de programmes de promoteurs reconnus, solides, fiables,
proposant des investissements rentables et sécurisés
fiscalement.

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